En ce moment j'étudie un livre, Corps et Biens de Robert Desnos. Il s'agit d'un recueil de poèmes. Et aujourd'hui, on a étudié le poème suivant (j'ai tout respecté, y compris les majuscules, et comme les espaces n'apparaissent pas, j'ai dû remplacer par un astérisque donc *** = 3 espaces vides ):
Cataracte des flots cataracte des yeux
aux cheveux roux des roues
feues nos mains, feus nos yeux furent maîtres des feux.
Dans nos vaisseaux battus par un sang sans globule
Voguent de grands vaisseaux portant dans des cellules
les grands forçats sanglants qui burent nos cellules.
Au bout du môle blanc les sirènes sont molles.
Sirènes de vapeurs avez-vous vu Méduse aux cheveux de méduse :
Mes pupilles sont devenues ses amoureuses pupilles.
Jetez le lest vers l'est lestes ballons. Volez jusqu'au soleil pour voler quoi?
La peine des regards, yeux au pêne hermétique,
Offre un calme de reines antiques
***Coupez les rènes. Laissez-les galoper, les rennes!
Choeur des coeurs. - Le corps des prunelles est le fruit de jouir
***Goûtez les prunelles avant de mourir,
***aux arbres des forêts le marbre des forts est.
Cent nageurs ont plongé dans le sang des prunelles
Cent nageurs ont péri du désir des cruelles, sent, nageur le sang des sans cervelle
Pitié pour le désert où des airs sans pitié sur les aîtres du coeur ont renseigné les hêtres
Cent hiers ont fléchi sur l'herbe des sentiers qu'ont foulés cent aimées en secret de nos êtres
Faire du fer pour panser nos pensées avec la mousse du vin, avec la mousse du vain :
Du vin pour les mousses quand souffle la mousson
et que nous dormons sur la mousse, levain du vin.
Sous quel manteau trouble dérober nos troubles mentaux.
***Je mens aux multiples consciences.
Alors après avoir étudié ça avec notre prof pendant 2 h, une des interprétations finales possibles a été qu'il s'agissait du vertige d'un homme qui n'arrivait pas à saisir son identité... <.<"
Tout ça pour dire que j'aurais jamais pu trouver ça toute seule... En fait, j'y comprenais un peu rien au poème au premier abord XD M'enfin, ce poème est très beau quand même quoique j'ai envie de @%!$ cet auteur pour avoir fait des trucs aussi compliqués T_T
Les auteurs ne pensent pas à ceux qui auront fatalement à étudier leurs textes plus tard... Surtout ceux qui aiment faire planer le doute sur leurs intentions >.< ça c'est une vraie plaie à étudier ce genre de texte... Et je ne peux même pas dire "quand on aime on ne compte pas..." vu que c'est pas le cas... *rire de dérision*
Je crois que la bonne phrase à dire ici c'est "comme on fait son lit, on se couche" (je me comprends).